Brera Design Days – A la visite de Foscarini à Milan pour la présentation du projet Maestrie

Article pour Blog Esprit Design

3 Novembre 2017

Retrouvez le reportage complet de la visite de Foscarini à Milan

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The Shoes, Dj Pone, Mouloud Achour @ Showcase Paris

Article pour No Music Magazine

Mars 2014


Ce jeudi 27 mars s’est déroulée la projection de l’avant première du film « La Crème de la Crème » de Kim Chapiron au Gaumont Marignan (sortie officielle le 2 avril 2014). Cependant, cette promotion ne s’arrête pas là : comme après chaque avant-premières de ce long-métrage, s’en suit une soirée « clubbing » spécialement organisée par le réalisateur. Ce soir là, c’était au Showcase que ça se passait. Remettons les choses dans leur contexte, « La Crème de la Crème » met en scène la fine fleur des plus prestigieuses écoles de commerce s’amusant à mettre en parallèle les lois du marché aux relations garçons / filles : « Tout se vend car tout s’achète ». Il va donc de soi qu’une avant-première doit se clôturer dans les règles de l’art.

A quelques pas du Grand Palais sous le pont Alexandre III, le Showcase a rouvert  ses portes ce 20 mars. Résultat : une architecture imposante, un agencement stylisé et une direction artistique reconnue associant We Love Art et Savoir Faire. De cette avantageuse combinaison en résulte un « week-end » inauguration digne de ce nom avec entre autres Disclosure, Totally Enormous Extinct Dinosaurs, dOP ou encore Dominik Eulberg. 

Forcément, nous n’en attendions pas moins quant au lineup proposé par Kim Chapiron jeudi dernier. Nous avons été servis ! The Shoes, Dj Pone, Mouloud Achour & Friends…  C’est Get A Room! qui ouvre la marche. Par sa grandeur, la salle semble vide voire même inanimée par endroits. Les têtes sont encore dans la projection, les conversations également. Sur un air funky, l’ambiance est timidement sage. L’heure tourne, le Showcase se rempli au goutte à goutte, derrière les platine également. En effet, la fine équipe organisatrice de la soirée est une bande de potes qui profite comme tout le monde. A peine le temps de s’en griller une que The Shoes s’étaient déjà imposés. Au vu de l’engouement de la foule désormais présente ainsi que des pas de danse étranges effectués par des énergumènes, ils étaient sans aucun doute LA tête d’affiche de la soirée (Y a-t-il un lien avec leur forte présence sur la toile depuis la sortie de leur remix de Pharrell Williams « Happy » ?). De Disclosure à Metro Area en passant par leur propre tracks, le set est propre, fluide et se clôture de façon magistrale. Dj Pone emboite le pas de façon plus énergique, débutant selon ses influences hip-hop old school puis allant vers l’extravagance de son dernier EP Erratic Impulses. L’ambiance, elle, est également loin de battre de l’aile. Vient Mouloud Achour. Et oui, ce n’est pas qu’un journaliste ! Il a également un pied dans le monde de la musique ! Content de partager « Drunk In Love » de Beyonce, il se fait plaisir, il nous fait plaisir. C’est sur cette dernière touche que le Showcase commence petit à petit à se dépeupler. 

Par cette bonne ambiance, objectif réussi pour Kim Chapiron : marquer les esprits et communiquer l’environnement de son film. Rendez-vous donc le 2 avril sur les écrans.

Death Canoe + Quetzal Snakes @ Black Sheep Montpellier

Article pour No Music Magazine

18 Novembre 2013


Samedi 16 novembre ,21h, un mercure au dessous des 10°, quoi de mieux qu’un bon live Rock accoudés au comptoir d’un bar à bières ! A Montpellier, ca ne court pas les rues et c’est au Black Sheep que ca se passe. Lumières tamisées et effluves de houblon ajoutés à l’ambiance générale plutôt Dark nous plonge dès notre entrée dans le contexte. La salle de concert située au sous-sol arbore les mêmes vertus (rien d’étonnant !). Une scène omniprésente laissant s’installer le sentiment de proximité, une atmosphère chaleureuse composée de personnages divers et variés, un bar, un fumoir… Le décor planté résulte d’un cocktail efficace permettant d’œuvrer ses sens en paix ! A vos cuirs, nous entrons dans le vif du sujet. Ce soir, Quetzal Snakes, tout droit venu de Marseille assure la première partie du groupe Montpelliérain Death Canoe.

Doucement mais surement, la salle se remplie, les artistes installent leur matos, l’engouement est là. C’est parti : les 5 Marseillais prennent place et envoient du « Garage Rock» (avec l’accent svp…). Difficile mais pas impossible de tenir à 5 sur l’estrade. Les morceaux s’enchainent naturellement, l’euphorie sur scène va crescendo jusqu’à l’apogée : Gros bordel. Ce bordel est loin de provoquer des acouphènes, bien au contraire ! Acoustiquement parlant, rythme et structure demeurent toujours maitres mots.

PAUSE.

Le temps d’échanger leurs sentiments sur ce premier passage pour les uns, de se déshydrater ou d’en griller une pour d’autres (à chacun sa manière), place à Death Canoë.

Qui sont-ils ? Autour d’un verre, ils nous font part de leur histoire (plutôt accessibles les types !). Death Canoë est le résultat de l’union de 3 artistes mais 3 potes avant tout. Ils se sont trouvés il y a 3,4 ans formant le groupe de garage What’s Up Dude. Déterminés, ils ont décidés de partir en Angleterre. Cependant les projets personnels de chacun ont entrainé leur séparation et leur propre évolution. Cet été, les 3 potes se sont retrouvés sur Montpellier après de multiples expériences. Celles-ci mises en commun, ils ont tendus tous les 3 la même vague Rock psyche. L’un ayant composé un EP de 5 tracks prêt à être enregistré, c’est de façon évidente qu’ils se sont retrouvés. Death Canoe résulte de cette évolution.  Première partie de Dead Meadow il y a un mois, et Wall Of Death hier, ils se retrouvent aujourd’hui en tête d’affiche.

Alors ? Quand ils décident d’être « sales », ils le font bien. Pas trop non plus malheureux ! On casse un peu tout ca avec une touche acoustique. Des potes présents dans la salle, un enjouement collectif, flash d’appareils de part et d’autre, danses improbables,  le psyche-stone s’empare de nous.

A la sortie, réaction unanime : Belle soirée !

Reportage : Retour sur le festival Lives au Pont 2013

Article pour Maisonhate

21 Juillet 2013


Le week end dernier s’est achevée la troisième édition du festival Lives au Pont 2013.  Du 11 au 12 juillet a eu lieu la rencontre du site historique du Pont du Gard avec de nombreux artistes tant locaux qu’internationaux. Locaux ? Et oui ! C’était la grande nouveauté de cette session 2013 : une organisation de Befores destinés à révéler des artistes gardois

Zob’, les chanteurs nîmois engagés, lancent timidement mais honnêtement les hostilités. Les spectateurs prennent peu à peu place. Pour les plus posés, c’est sur les transats des rives du Gardon que ca se passe. Quant à ceux aux tendances davantage mélomanes, ils prennent la scène d’assaut. C’est au tour des jeunes Parisiens de 1995 qui mettent le « feu » dès leur arrivée. Leurs jeunes groupies trépidantes sont au premier rang prêtent à réciter les  tracks une par une. Le cocktail succès pour Un Double Neuf Cinq : Titres incontournables (La Source, Milliadaire) et proximité, rien de plus rien de moins. La nuit commence à tomber, l’ambiance bat déjà son plein : essences de bière, effluves de fumée naturelle s’emparent de la rive droite. La relève Marseillaise plus qu’attendue s’empare aisément  du Pont. IAM n’hésite pas a poser les bases aussi récentes qu’elles soient: Nés sous la même étoile, Petit frère, Spartiate spirit. Ce n’est pas tout malheureux ! Parmi cette heure et demie des plus connues des punchlines, les quadragénaires nous ont également fait part de leur fibre funky avec un MIA enchaîné d’un « Give me the night » . On vous l’assure, ils sont loin de passer du Côté obscur… Wax Tailor, lui, accompagné de The Dusty Rainbow Expérience, a plutôt joué sur l’animation du set mettant en avant ses acolytes ainsi qu’en illustrant son beat par des sortes de courts métrages. La douce Charlotte Savary créé une atmosphère sensuelle alors que Mattic & ASM nous plongent dans une pure vague Hip Hop (malgré des spectateurs intempestifs ayant pris place sur les planches). Jusqu’alors quasi masculine, la scène reçoit enfin une icône plus que féminine : la très sexy Azealia Banks.  Vêtue de la plus moulante des mini-combis Black  & Gold, la demoiselle a incontestablement réchauffé le Gardon suivie de ses danseurs. Le public arbore des danses houleuses sur Van Vogue et 1991, accompagnées de frottement suggestifs… Mesdames & Messieurs, calmez vos ardeurs ! Assez difficile avec le Dj Set de SBTRKT qui clôture cette première soirée. Jeux de lumières sur le Pont du Gard, Gardon aux pieds, mélange naturel de Dub font de l’environnement un petit paradis : Les inévitables Wildfire ou Hold on ne se reffusent ô grand jamais.

C’est l’heure de l’apéro en ce second round et le nombre de spectateurs annoncé est largement supérieur à celui de la veille. Comme prévu, l’artiste local Mathis Haug prend place sur des airs pop rock. Jamie Lidell emboite le pas : sa voix suave amène un touche Soul pour ces prémices. Car en effet, pour la plupart des visiteurs transits du Festival, la soirée débute par Asaf Avidan. Désormais, l’auteur compositeur interprète israélien ne surprend plus la foule par le fait que ca soit un homme. Son rythme Pop ballade évidemment le Pont à l’heure du dîner. Cependant, force est de constater qu’un effectif trouve toujours l’authentique grain de voix crispant (ils ne se sont pas gênés pour tenter de tenir la cadence sur One Day…). La transition de la Pop vers l’Electro se fait en nocturne grâce au très attendu Woodkid. Entouré d’un combo perçu-cuivres, le musicien (à la base réalisateur de clips de Moby, the Shoes, Yelle, Rihanna entre autres) s’est très facilement imposé. Run Boy Run, The Great Escape, les morceaux s’enchainent, les visuels également, Woodkid arrive à débrider de façon évidente son public. Il ne s’arrête pas la ! Connaissant l’engouement et l’emprise des percussions, il n’hésite pas à mettre celles ci sur le devant de la scène pour ensuite jouer de proximité avec la foule : c’est efficace et évident. A peine le temps de reprendre ses esprits que Gesaffelstein débarque pour la session électro. Le jeune lyonnais ne prend pas son temps et rentre immédiatement dans le vif du sujet. Les premières notes illustrent parfaitement son style plutôt Dark et nos connaisseurs partisans sont déjà transportés. Pour celles et ceux restés cloués au sol, il ont au moins pu profiter de la « belle gueule » du Gesa. C’est avec Vitalic VTLZR que se termine cette troisième édition des Lives du Pont. Désormais pouvant être considéré comme un véritable groupe, Vitalic est entouré d’une batterie et d’un clavier. Ce qui n’est absolument pas pour déplaire ! La prestation coupe le souffle, les légendaires Second Lives ou Poney s’enchainent. Comme une impression de frustration s’empare lorsque ce dernier quitte la scène. Et oui, c’est fini.

Au delà de l’expérience musicale, le festival Lives Au Pont demeure aussi une expérience Humaine. De nombreuses belles rencontres sont faites comme Nomusic magazine ou encore Envieuse magazine mais aussi l’équipe du Quai de la presse.

Les artistes présents ces 3 dernières années promettent un Line up plus que redoutable pour les prochaines éditions des Lives. A l’année prochaine !

Reportage et photos par Sandy Rubio.